Affichage des articles dont le libellé est sur tableau J F Bourasseau. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est sur tableau J F Bourasseau. Afficher tous les articles

dimanche 12 décembre 2010

La terre ferrovaire


La locomotive arrive en nageant à travers la ville bruissante. Dans une tranchée profonde, maisons sur les deux berges, pleines de lumières vivantesOn a jeté le ballot sur le quai, cent mètres avant la verrière dans le grincement des fers. Avant de couper par les rails, longer les carrés cheminots sous la lessive de la semaine, vers le serre-freins Kerouac qui charbonne ses esquisses, ses longs chorus syncopant aux bords noirs des carnets.

Sous les étoiles magiques chevauchant l’obscurité au-dessus de la terre ferroviaire, On a élu pour frère céleste, Jack, l’infatigable batteur d’encre. On est arrivé, sur la route, à ce point de frappe où dans le ruban de l’errance chaque paysage déraille en douze mesures, chaque visage cloue son riff de blues. A ce diable d’endroit d’aiguillage où la vie revient sur la neige de ses pas perdus. Ce bout du rouleau du monde et tout son tremblement qui nomme poétiquement chaque chose.


extraits de Jack Kérouac du "Livre des esquisses" traduction Lucien Suel paru à La table ronde au printemps

samedi 4 décembre 2010

L'instant-lumière



Ceci n'est pas un pilier du ciel ni le vent opiacé d'un orgue. Ceci n'est pas un songe à l'eau de rose ni le déchant fluté d'un ange. Ceci n'est pas un tuyau soufflé dans l'oreille d'un peintre. Ce n'est qu'une sourdine glissée dans le pavillon d'un heureux. Que le passage à l'indigo d'une clef de voûte.

On est à des milliers d'asa, cherchant un peu de fraicheur. Quand l'œil tombe sur la matière éclairée de ses seuls grains de beauté, l'épiderme du monde. Alors on reste dans l'ombre buvant cette musique, avec la seule envie de prolonger ce vertige jusqu'au violet du spectre.

Ceci n'est pas une fenêtre du quattrocento ni l'ailleurs d'une cimaise. Ceci n'est pas la respiration fluide d'un Rothko ni le frémissement d'un motif. C'est la percée fugitive des rouge et bleu d'un vitrail. La matérialité caressante d'une peinture du soleil. l'instant-lumière d'un pan de l'univers.

mardi 30 novembre 2010

Dora Bruder



Les aiguilles de l'horloge du jardin des Tuileries sont immobiles pour toujours...On pense à Dora Bruder...la jeune inconnue de Modiano, 1,55m, visage ovale, yeux gris-marron, non pas engloutie dans les puants boyaux de Dora mais calcinée à Auschwitz. Dora avec Anne et toute cette humanité rayée de tout destin. Et nous dans cette nuit de crocs avec cet infigurable mot Shoah pour éclairer ces êtres de boue, nos effrayants semblables. Nos ombres banales.
Et nous, avec quel reste de parole, au pied d'une montagne de chaussures? Pour approcher l'indicible. Pour confondre l'animalité dans une même peau que notre peau. Pour penser la même chair, le bourreau qu'on aurait appelé notre frère sur terre, avec la même forme humaine. Et nous, avec le même sac de viscères devant l'Histoire qui repasse les corps au Cambodge en Bosnie ou au Ruanda. Devant ce temps rouillé.
Il sont en face de moi, l'œil rond, et je me vois soudain dans ce regard d'effroi: leur épouvante...On est devant Jorge Semprun. Devant ce sans visage, revenant de ce voyage au bout du mal absolu. On est avec quelques craies pour rayer les planches des baraques, les wagons de ces trains de marchandises qui coulaient comme de lents vers gris sur le visage mort de l'Europe?Avec quelques mots d'étoiles pour rendre ce temps ineffaçable.

mardi 23 novembre 2010

Plutôt cette photo


Plutôt cette photo que celle d'un paysage, pour notre œil vite drogué par leur plumage d'album, toujours trop mélodique pour nos couacs, au fond trop surexposé par leurs aplats de peinture. Souvent trop beau lin pour notre boîte.

Plutôt ce coin magnétique d'un bistro, ce théâtre de poche des saisons humaines. Ce petit bout d'éden à deux thunes contre un petit train d'enfer. Bifurcation apéritive dans le compartiment fumeur d'un percolateur.

C'était une fois, on se souvient d'une flânerie dans le grésillement des couleurs, de la clarté d'un genou rond nous aimantant vers un tremblement de lampes. C'était une fois dans l'odeur d'herbe d'une avenue encore mouillée.

On est entré dans un remuement de chaises laissant dans le bois ciré la voix rouge de joueurs de cartes, le bruit mat de jeunes poings sur la table, la phosphorescence de lèvres maintenant abouchées au cuivre joyeux d'une fanfare.

Plutôt cette photo pour peindre un voyage que celle d'un paysage, toujours tirant la nappe, ce lieu d'éponge des bleus à l'âme, ce lien avec l'argile des hommes, ce lieu qui nous a parfaitement tiré le portrait. Plutôt cette photo tachée de raisin noir.

mercredi 17 novembre 2010

La table rouge


La table rouge était vide. Restait ce folio abandonné sur la banquette. Ce numéro 90-60-90 griffonné en page de garde. L’impression maintenant moins d’un oubli que du collage d’un morceau de puzzle. Le sentiment d’avoir bougé la pièce noire d’un immense échiquier. La table rouge était vide. Soudain le lieu semblait dangereusement pencher.

La table rouge était vide. Restait ce polar en carafe dans le décor. Ce coulis d’un frisson dans les os, un air free détimbrant la belle harmonie. L’impression d’un accroc détissant la tranquille balade au petit bonheur. Le sentiment d’être piégé dans la filature d’une drôle de trame. La table rouge était vide. Soudain le lieu semblait sournoisement se refermer.

La table rouge était vide. Restait ce bouquin de John Le Carré. Cette phrase soulignée d’un brillant à lèvres : « Ecrire c’est comme se trouver dans une maison vide et guetter l’apparition de fantômes. »

vendredi 12 novembre 2010

Londonienne


Foin des bocks, on a plus dix-sept ans le long des docks. Bien secoué le sablier, écrasée la boite de campbell's soup. On pense ça fait une éternité, tous ces jours qui ont roulé leurs os comme des pierres. Pop-art et pop-rock, on remonte à pattes d'eph et peau de mouton dans les dernières seventies, vintage dans les vert et orange flashy. On réendimanche de fleurs nos squelettiques ready-made. Quelle mousse s'est amassée au bord de nos bières? Quel ambré velouteux sur le tranchant du verre?
Londres fume et crie. O quelle ville de bible voyait Verlaine dans d'autres seventies de la machine à débobiner l'underground, quand il créchait avec Rimb 34/35 howland street, refaisant La Commune dans les pubs de Leicester square. Le même révolvérisé, plus tard 178 Stamford Street avec Germain Nouveau et son goût pour la flâne, son amour par les rues, des réclames des murs fardés de couleurs crues.
Le cœur fou Robinsonne à travers les romans. Ce soir là...vous rentrez aux cafés éclatants. O papier bible qu'on humecte dans les vapeurs de malt, ces lignes imaginaires d'une constellation dans le brouillard du temps. O choc des vers dans nos nuits londoniennes à ces spectres nouveaux roulant à travers l'épaisse et éternelle fumée de charbon.

lundi 8 novembre 2010

La jouissance du temps



On est dans la peau du regard, les couleurs raclées dans le souffle nocturne. On est au bout d'un voyage de peinture. Dans un lieu exténué de plaisir. On ne sait pas par quel bout de vue prendre ce grand saut dans le vide maintenant amorti par les ailes du pinceau. On pose la tête contre la fraicheur du carreau.

On ne sait pas toujours ce qu'on attend d'un quai, d'une saute charbonneuse, d'un ciel reculé qui lave les ombres. On sait qu'on y bouge des mélancolies. Qu'on y déplace les frissons dégottés dans la chair d'une chambre. Les chansonnettes des matins qui donnent des fourmis au cœur.

On se sait pas toujours ce qu'on attend d'une brèche, d'une dérive fabuleuse, d'un ciel nouveau qui marche sur nos jambes. Parfois ils nous emmènent en tableau. Dans une mue polychrome. Jouir bonnement du temps, devant la chute d'une lumière aussi nue qu'à l'origine du monde.

vendredi 29 octobre 2010

La mystèrieuse étoile


On a dépassé les filatures, les scieries, plus que les bornes kilométriques, de petits nuages d'un rose de confiserie, cependant qu'un fin croissant de lune se lève. On se coule dans l'inconnu, sous tous ces becs de jazz qui cuivrent l'anthracite, sous tout ce swing au cadmium qui pulse ses blues notes. Sous le feu des tournesols. On écrit le front contre la nuit. A cette mystérieuse étoile dans la loupe du porte-plume, dont chaque poème garde un petit grain dans ses mots-lumière.
A cette planète porteuse qui nous a fait migrant dans une grande jam stellaire. Sur cette boule qu'on prend pour le nombril des sphères dont les chorus de plus en plus dissonent. Sur cette galette dont les sillons chahutent l'aiguille et qui pourrait valser dans le grand trou noir. On écrit pour ne pas trop garder les pieds sur terre, sur ce manège où nos solos sont cautères sur un cheval de bois. On écrit avec le boitement de Jules Laforgue dans ces bois de pins où depuis le commencement du monde, il fait toujours nuit.

samedi 23 octobre 2010

Fahrenheit 451


Très tôt, on a perçu qu’on pouvait botter mille chas traversiers dans le guéret des mots, gagner par tous les petits ruisseaux de la langue bien des vies. Marcotter nos havres et les bouts du monde. Dilater l’art de la fugue. Très vite, le nez plongé dans les herbes folles, dans le triangle plié au mitan des paumes, on a su que, comme dans la nappe ou le drap, il y avait grainant, au clair de la page, la plénitude de l’amour. Que du coup on tenait l’estran du temps déraisonnable. Longtemps on a bu à la chantepleure du livre, descendu son eau vive au fil des lèvres. Longtemps on a cru que cette humeur voyageuse passerait inaperçue.

Jusqu’au jour où cet air de cerises a bouffé le remugle des croquants. Où cette marge grisante est apparue fronde à l’esprit de grisaille. Jusqu’au jour où ils ont grippé la ronde, ruminé en ruban hypnotique le flux du monde. Tout embrouillé le langage au commerce. Jusqu’au jour, où ils nous ont reniflé âme fugitive, alors réduit nos îles de papier en exil de chagrin. Jusqu’au jour où tout est devenu utile, emballé dans la mort quotidienne. Où ils ont fomenté la rafle des livres. Clamé leur autodafé.

Jusqu’à la nuit où, retenus par cœur, nous les avons soufflés sous le manteau funèbre

jeudi 14 octobre 2010

Le domaine perdu




Meaulnes parti, je n’étais plus son compagnon d’aventures, le frère de ce chasseur de pistes ; je redevenais un gamin du bourg pareil aux autres…Noir et blanc de rentrée. Rangée grise des corps. C’est lui, sur la gauche, qu’on remet. L’adolescent dans sa cicatrice. L'épinglé, nuque au mur, qui regarde, derrière le soufflet, l’autre paroi. Lui figure murée.
Temps loin, très loin, mais on taira toujours que, dès ce moment, on n’est plus dans leur optique. On est sorti du cadre. On cherche la fente. Je m’étais persuadé qu’il avait dû rencontrer une jeune fille. Elle était sans doute infiniment plus belle que toute celle du pays, plus belle que Jeanne, qu’on apercevait dans le jardin des religieuses par le trou de la serrure.
Photo de septembre, gouge des visages. C’est lui, sur le côté, qu’on recouvre. L’adolescent au secret. L'inguérissable, qu’on a voulu invisible, qui fait face, derrière la dépoli, à la dévastation du ciel. Lui regard débusqué.
Jour loin, très loin, mais on taira toujours que, dès ce moment, on n’est plus dans leur mat. On est, au glacé du dortoir, dans la lumière au fond des pages, avec notre air de voyageur fatigué, affamé mais émerveillé. On échafaude mille ruses pour s' évanouir à la recherche du domaine perdu de la jeune fille blonde qui avait posé sur Meaulnes doucement ses yeux bleus, en tenant sa lèvre un peu mordue. On a le cœur qui bat les chemins.

vendredi 1 octobre 2010

Sous le toit soulevé


Sous le toit soulevé, le matin s’est tu. L’amour ne chante plus sur le petit brûleur. Envolé le froissis des parlottes qui bouchait les fissures, la pluie mâche le papier à roses qui collait peaux et murs.
Monté d’un fond de terre, d’une mer basse d’ardoises ou tuiles, sorti des jupes de pierres tendres, on n’ose regarder la ville dans son emmurement vertical, ses vertiges de verre, ses étagements d’ombres. Parce qu’on a pris racine dans un lieu-dit, pris mesure par ses arbres, on bute sur ses babels. On ravale sa langue.
On a l’œil serré par chaque trou dans l’immense mâchoire, devant l’écrabouillement de ces existences dont les suaires pendent. On a le cœur crevé par chaque élan de grue et cette boule qui ruine un bonheur de quatre sous peut-être, mais rassuré par les battements de l’écorce. Ce bonheur sismographique des petites gens.
Sous le toit raclé, le matin casse. L’amour ne poinçonne plus la lingerie aux lilas. Englouties la guinche des corps, la cerisaie des baisers. La pluie fiente sur la layette.

samedi 19 juin 2010

Escale




















On a jeté le ballot sur le quai

Cent mètres avant la verrière

Dans le grincement des fers

Avant de couper par les rails

Longer les carrés cheminots

Sous la lessive de la semaine

Vers le serre-freins Kerouac

Qui charbonne ses esquisses

Ses longs chorus syncopant

Aux bords noirs des carnets.


On a choisi pour frère céleste

L’infatigable batteur d ’encre

On est à ce point de suture

Dans le ruban de l’errance

la poursuite des nuages

Rend véloce chaque pensée

On est à ce point de mesure

Dans l' impression du monde

Où le tremblement du cœur

Trouve son intime échappée.

mardi 15 juin 2010

Marches ou rêve


On a trempé de bleu les courbes de la rivière, écrasé au-dessus le bourdon d’un soleil un peu joufflu. On a hésité sur l’endroit des tuiles rouges. Deux éclatants sourires ont punaisé le coloriage.
On est allé à dos de tortue puis on a traversé à échine de lièvre. Pour arriver au pays des animaux à clefs. Depuis on vesoune dans le bocal au milieu de l’essaim. Depuis on ne nuage plus, on est sur les ressorts.
La corde tenait balançoire, le puits serrait lune, la lame venait de couper les ponts et le barillet s’était enrhumé. Alors on a couru pour prendre le rêve en marche, grimper dans le premier accordéon.
On a tiré un trait entre l'entêtant poison et le goût de la madeleine. On sent déjà dans la moelle l’émerveillement reprendre de la vitesse. On attend le plein tressaillement pour ouvrir la portière.
En italien le vide est une voie de velours, e pericoloso sporgersi, qui grimpe vers les nues. On peut s’y jeter dans les bras d’un Michel-Ange.

mardi 8 juin 2010

Café de la paix La Rochelle


Le ragtime n'y court plus après les images muettes, le ciné pathé n'y bobine plus les dimanches. Les ondes d'opérette n'y crèvent plus les reflets. Maintenant les miroirs nous entrainent au fond de nous-mêmes. Dilatent la scène où nous poussent des soirs illuminés.
Maintenant on est seul, Café de la paix, à l’ombre des arcades, dans l’ébriété des escales. On a pour se noyer un ciel marouflé tout pimpant de pétales, une rivière de verres où coule la lumière. On est en dérangement en attendant que Simenon vienne s’attacher à l’anneau de la phrase.
On sait que la vie n’est qu’un roman noir qui nous pousse à trouver un coupable qui nous ressemble comme deux gouttes d’encre. Maintenant on est seul, Café de la paix, à la fraiche des arcades, dans le clapotis du temps.

dimanche 6 juin 2010

fantaisie insomniaque


Il fait léger, nuit de pêche. On a l’âme volage dans l’échancrure des choses. On hume la vie à plein visage. On suit le brin de laine qui accroche nos pensées vagabondes.
Alors quelquefois on appuie sur l’œil pour s’assurer qu’on rêve bien. Juste pour prolonger les quelques notes de l’accord qui nous prend le cœur.
Que peut-il nous arriver, la photo le dira quand on tirera de son bec ces courtes pailles de lune.
On monte vers un puits de lumière d’où pleut un bruit de gaieté. On se laisse mener par sa belle étoile.
Café allongé presque d’éternité. On ne se cherche plus dans l’abandon d’une orée vers le bout de la nuit.
Il fait léger, nuit d’ivresse. On repasse la tête dans le ciel froissé en recomptant les moutons d’une fantaisie insomniaque.

vendredi 4 juin 2010

un fil lumineux



















La photo claque la nuit

Il est temps d’aimer

Entre cris noirs et

Bêlements d’abîmes

D’étancher au vermillon

Le rêveur ensuqué

Il est temps de reprendre

Le lointain au regard

Perdu de jeter huile

Sur le feu des lèvres

De passer entre peaux

Un fil lumineux.

dimanche 9 mai 2010


Le déclic a tiré toute la nappe

Du miroir toute La lumière

A lui sur un coup de couleur

Possédé toute l’âme du lieu.


L’œil a marché sur la robe

Du violon mis le cœur

A l’envers soulevé le bord

De l’éternité en douce.



lundi 3 mai 2010

Un peu en absence


Je suis un peu en absence de mon blog, je suis un peu en errance sur les traces d’un ami étonnant voyageur qui m’a invité depuis quelque temps dans ses insomnies créatives.

Partant de la photo express, du déclenché téléphonique au centième, de l’instantané le plus brut, à la manière de la brève notation sur le carnet de moleskine, il capture un détail, une image, un espace, des bouts de peau de lieux, des écorchures d’instants, des pelures de lumière qu’il maroufle ensuite comme fond de tableaux, mais fond tremblé, bougé, trémulé. Des fonds, double fonds usés aux accoudements imaginaires, théâtre ferroviaire de ses bifurcations étoilées. Des contes à dormir contre le sac d’un Kerouac ou d’un Cendrars.

Et sur ces palimpsestes, il applique sa popote, ses jus de cornues, ses poudres d’escampette, ses secrets d’ébénisterie, ses touches de tintinnabulante épicerie, tous ses commerces avec les matières à portée de son chaudron poétique. Craie, aquarelle, acrylique, gros sel, sable, café, pour tenir le coup de foudre.

D’autant qu’il a appelé sa série de toiles : Métaphores et utaupies. De quoi bien semer l’escarbille dans la lessive des ciels, jeter le miroir avec l’eau du tain, de quoi bien huiler les museaux horaires. Utaupie, cet emboîtage métaphorique du petit oiseau et de la boîte noire.

Alors je suis un peu en absence, dans la fantaisie de ses stations.


Voir son blog dans mes favoris

jeudi 31 décembre 2009

TERMINUS




Descendu hôtel Terminus

Le voyageur seul sans bagage

Attendant de prendre le temps

Qui à l’heure arrive toujours

Parcourt curieux sur la carte

Le menu des quatre saisons.




dimanche 6 décembre 2009

Sur la voûte des yeux


Mille lunettes braquées
Sur ses années lumière
L’homme fabrique du ciel
Pour sa langue d’étoile

En lui chaque jour s’ouvre
La fleur d’une planète
Qui met en orbite la terre
Sur la voûte des yeux.


allez découvrir le travail de Jean-François Bourasseau sur son blog:
http://fafagraf.blogspot.com/