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mardi 15 mai 2012
Un combat éléphantesque
Voilà près de 600 jours que les 182 salariés de Fralip à Gémenos dans le 13 se battent contre la fermeture de leur usine, la dernière en France du groupe Unilever qui produit les thés et infusions pour les marques Lipton et Eléphant. Une poignée de résistants contre un mastodonte de 171000 salariés avec un chiffre d’affaires de 47 milliards d’euros. Le groupe souhaite délocaliser cette production en Pologne. Pour rappel il a déjà délocalisé Amora en République Tchèque et Turquie, 265 emplois à la clef sous la porte. Quand aux cornichons Maille, ils débarquent de Chine, quand ils étaient cultivés dans l’Yonne. 600 jours de combat pendant lesquels rien n’aura été épargné aux salariés : Plan de sauvegarde de l’emploi avec reclassement en…Pologne ou à Bruxelles, envoi de vigiles, vente du site à un pseudo repreneur d’une trentaine d’emplois. Mais les Fralib aidés de leur large comité de soutien local ont repris les locaux aux vigiles et le défendent énormément protégés par des sacs de 500 kg de thé. Une défense éléphantesque contre celui qu’ils appellent Univoleur. Ils espèrent comme d’autres leur salut des nouveaux éléphants socialistes. En attendant quand vous pousserez votre caddie dans les rayons de votre hyper, pensez aux occupants de Gémenos et évitez d’y mettre Amora, Maille, Lipton et Eléphant. Geste qui ne fera barrir l’Univoleur mais ses 183 indignés.
jeudi 26 avril 2012
Le repas du fauve
Ce temps est déraisonnable. On voit les loups à table. Toute l’Europe s’entache de brun. Sur la crise des immondices libérales, la charogne becquète. Comme toujours dans l’Histoire avec les mêmes conséquences funestes pour les pauvres gobeurs. Victimes d’idéologues uniquement préoccupés non du sort public mais de leur puante destinée. Ni la colère, ni la désespérance, aucune bonne raison ne peut justifier la vente de son âme. Nul aujourd’hui ne peut prétendre agir sans savoir. Tout est dit, tout est écrit. Nul aujourd’hui ne peut prétendre ne pas comprendre la simplification coupable, la réduction vicieuse des discours. Alors, s’il faut d’abord dénoncer ceux qui s’avancent masqués, il ne peut être question d’excuser ceux qui refusent de voir, pire qui trouvent plaisant de hurler avec les premiers. On ne peut banaliser une saute d’humeur qui assoit ainsi les charognards. Dans ce cloaque on ne doit retrouver ni la jeunesse ni la classe ouvrière, au pire les nantis, les emperlousées des côtes, les peureux du magot. Bien sûr ce temps est déraisonnable où la sanctification de l’argent a bouffé les âmes, où la séduction de la consommation a vidé les cerveaux disponibles, où l’individualisme frivole a dynamité le sens des autres. Bien sûr ce temps devient sans morale, abandonné soit à la dépression soit à la violence. Mais n’allons-nous pas ainsi vers un étouffement collectif, une mort du vivre ensemble ? Croyons-nous à la fin, malgré toutes ces reniements et turpitudes l’HOMME intouchable ?
Alors que dire de celui qui maintenant pompe sans complexe la voie haineuse de l’autre ? Celui qui, ainsi, s’essuie les talonnettes sur une de nos trois valeurs républicaines, la FRATERNITE ? Son puant petit manège le disqualifie pour diriger une France qui doit rester fraternelle au-delà de ses difficultés car elle a les moyens, dans la recherche d’un partage équilibré, de répondre aux légitimes angoisses.
jeudi 19 avril 2012
Mignonne allons voir la nécrose...
Vivement demain que tombent le couperet et la tête du suivant dans la sciure des écrans. Que s’écroule le rideau sur la boutique des médiocrates. Ces cranes bien faits pour la maigre rogne et le bonheur minuscule, le blabla digressif et le chichi consumériste. Ces cyniques triviaux aux idées baladeuses. Ces harangueurs d’estrade et autres postillonneurs acnéiques.
On attendait simplement une parole incarnée dans ce sale temps financier. Une vision abrasive de notre nécrose sociale. Une pensée instillant une révolte devant la pornographique de nos inégalités.
En cet avril, même un peu frisquet, qui fripe et giboule dans des ciels d’acier, on aurait tant aimé des éclats jaunes et lilas, des couleurs qui retentissent aux âmes citoyennes. Des voyelles siffleuses et des verbes dans les fruits du cœur. Du rouge à lèvres sur les drapeaux et un grand trait de plume noire sur le passé
On attendait simplement une parole incarnée dans ce sale temps financier. Une vision abrasive de notre nécrose sociale. Une pensée instillant une révolte devant la pornographique de nos inégalités.
En cet avril, même un peu frisquet, qui fripe et giboule dans des ciels d’acier, on aurait tant aimé des éclats jaunes et lilas, des couleurs qui retentissent aux âmes citoyennes. Des voyelles siffleuses et des verbes dans les fruits du cœur. Du rouge à lèvres sur les drapeaux et un grand trait de plume noire sur le passé
dimanche 8 avril 2012
L'Eglise aux oeufs d'or

A l’approche de Pâques, en plein carême et diète, tous les ans, éclosent, dans nos boîtes aux lettres, de chrétiennes suppliques à donner pour le « denier de l’église catholique ». Et ce temps fort est béni par une grande campagne d’affichage publicitaire. Cette année, deux slogans ornent les panneaux pascals : Pâques est bien plus qu’un œuf et Les cloches ne sont pas toutes en chocolat. C’est vrai elles sont aussi en chair et os. Cette dérive chocolatière a-t-elle pour vocation de multiplier les crises de foi ? Ses concepteurs nous disent qu’il s’agit de « retrouver le sens de Pâques, rechristianiser des fêtes devenues commerciales ». Belle parole d’évangile qui vise avec les mêmes armes que celles des marchands du temple à plutôt retrouver le sens des troncs. Bien sûr, comme toutes les petites entreprises, L’église ne peut pas vivre que d’amour éternel et d’eau fraiche même changée en Bordeaux ou Bourgogne. Mais elle sait aussi, sans état d’âme, ne pas mettre ses œufs dans le même panier de crabes.
Ainsi la banque JP Morgan Chase de Milan a décidé le 30 mars de définitivement clore le compte ouvert au nom du Vatican. En raison de l’opacité de fonctionnement de ce compte. Ce dernier ne servant qu’à faire transiter de grosses sommes vers un compte de l’Institut pour les Œuvres de Religion en Allemagne. 1,5 milliard d’euros en 18 mois. En septembre 2010, les enquêteurs italiens avaient déjà gelé 23 millions d’euros dans différentes banques pour blanchiment d’argent.
Alors il est tentant, même si ce n’est guère charitable, de penser que l’église, à l’image des Kinder, espère trouver dans ses œufs des espèces sonnantes et trébuchantes. Afin que ses cloches qui vont parait- il à Rome en cette période de Pâques ne soient effectivement pas toutes fondues en chocolat. Comme ils disent à La Caisse d’Epargne : ce que je préfère dans le chocolat, ce sont les noisettes ...
mardi 27 mars 2012
Dimanche sur la Côte Pavée
Dans les années 60, de Ville D’Avray ou d’ailleurs, les banlieusards parisiens, pour se désennuyer, allaient à Orly en écoutant Bécaud, à l’aéroport voir s’envoler des avions pour tout les pays. Des Boeings. Quand certains plus fortunés allaient voir la mer et les planches de Deauville.
Ce dernier dimanche de nombreux banlieusards toulousains et autres habitants de la ville rose ne sont pas allés à Toulouse-Blagnac, en écoutant Nougaro, à l’aéroport voir s’envoler des Airbus. Ni sur les plages de Gruissan ou Narbonne.
Non ils ont préférés quadriller, après le Raid et les centaines d’uniformes, le quartier de la Côte Pavée. Mitrailler la rue Mérah et la maison du tueur. Voir de leurs yeux les impacts journalistiques et les carreaux du drame. Petit frisson du voyeurisme à deux balles. Ces dérives dominicales et franchouillardes qu’on a pu observer de longues semaines dans les stations frappées par Xynthia. Les plus chanceux, ramenant une paire de douilles pour les mettre, sans doute, avec un petit arrière goût de 14-18, sur leur cheminée.
Pendant ce temps la Marine qui n’est ni à voile ni à vapeur mais ne perd, à défaut de valeurs, ni le sens des urnes ni de ces populistes pèlerinages surfe sur la haine ordinaire. Se demandant, oubliant au passage que ce Mérah, bien français, a toujours vécu à Toulouse : Combien de Mohamed Merah dans les bateaux, les avions, qui chaque jour arrivent en France remplis d'immigrés ?
A moins que cette déclaration soit une invitation à tous ces voyeurs et petits flics de mauvaises séries à retourner le dimanche dans les aéroports zieuter l’arrivée de tous les Mohamed futurs organisateurs de leur sortie familiale.
vendredi 16 mars 2012
Boutoune ou sous le couvercle

Il y a quelques mois chacun pouvait voir une vidéo montrant le corps tuméfié et mutilé d’un jeune garçon de 13 ans arrêté par l’armée syrienne puis rendu mort à ses parents. Il s’appelait Hamza al-Khabit.
Toutes les guerres sont sales. Mais quel choc que la découverte des images d’archives enfin diffusées 50 ans après les accords d’Evian. Pas étonnant que pendant des dizaines d’années, on ait choisi de convertir cette période honteuse de notre Histoire en évènements d’Algérie. Quand les Algériens la qualifiaient avec justesse de Guerre d’indépendance.
Evènements ? Pour l’étirement d’un enfer de plus de sept ans entre novembre 1954 et mars 1962 qui a tué 30000 français et environ 450000 Algériens.
Après 50 ans de mutisme, mensonges et dénis, cette guerre nous éclate en plein visage. Sous le couvercle, la puanteur de l’aveuglement colonialiste des sentiments de grandeur d’un pays, forgés dans l’asservissement d’autres hommes. Sous le couvercle, les ténèbres du terrorisme d’état et le déshonneur de la torture généralisée. Sous le couvercle, la France reconstruite sur les cendres du fascisme et les braises de la Résistance qui ceinture de barbelés un pays entier, nettoie au napalm des villages entiers. Sous le couvercle, des socialistes, Mendes-France un peu à part, maniant cyniquement l’aumône, la mitrailleuse et la guillotine. Sous le couvercle, un général De Gaulle, orgueilleux et manœuvrier, complotant pour ménager la juste revendication du peuple Algérien et les intérêts pétroliers et nucléaires de la France. Qui abandonnera au martyr des milliers de harkis. Sous le couvercle, un conflit qui a mis, un temps, la France au ban de l’Onu.
Sous le couvercle, des milliers de jeunes français embarqués dans une guerre dont la très grande majorité ignoraient toute raison. Une guerre absurde, pour la plupart, dont l’extraction paysanne n’aurait dû que les solidariser avec une paysannerie algérienne spoliée de ses terres et esclavagée. Une guerre qui a écœuré pour toujours les uns, ensauvagé les autres. Une guerre contre l’âme humaine.
Toutes les guerres sont sales. Mais quel honte, à ce moment où nos indignations sont tournées, à juste titre, vers la Syrie, que la découverte de la cruauté de notre entêtement, 50 ans avant, à vouloir, à tout prix, conserver un lambeau de notre grandeur coloniale, quand dans les mois précédents, nous avions accédé à la demande d’indépendance du Maroc et de la Tunisie. Les politiques de l’époque peuvent se réjouir que n’existaient ni le Tribunal Pénal International ni la notion de crime contre l’humanité .
Sur une vidéo postée sur le site de France-Inter, à l’occasion de ce retour sur cette guerre, on peut découvrir l’histoire de Boutoune, un jeune berger de 14 ans, torturé à la sinistre gégène…
mardi 13 mars 2012
L'agent jeté par les fenêtres

Depuis que j’ai ouvert ce blog, j’ai plusieurs fois traité du suicide au travail. Notamment le 31 mars 2009 où je rappelais qu’il se produisait 1 suicide par jour dans le monde du travail et le 17 septembre 2009 à propos de la sinistre liste des morts pour France-télécom, 23 décomptés ce jour-là, (On attend, d’ailleurs toujours le procès pour homicide des anciens dirigeants).
Bien sûr, un peu plus de deux ans après, dans notre belle démocratie du travailler plus pour mourir plus vite, rien n’a changé. Mais Les suicidés de la société productiviste ont le plus souvent l’élégance de le faire chez eux et dans le silence après de longues dépressions qui permettent de détourner les raisons de leur mort vers des problèmes dits personnels. Comme si le travail n’était pas en soi un de nos premiers problèmes personnels.
Depuis quelques semaines, après Renault et France-télécom, c’est au tour de la Poste de rentrer dans l’actualité des entreprises de nettoyage. Avec une spécialité relevée dans mon blog du 24 février et réutilisée le 2 mars : la défénestration. Hier un récalcitrant à Trégunc a préféré la pendaison. Mais ça restait dans les cordes de l’entreprise. Comme pour les autres drames on retrouve les mêmes causes, la course à la rentabilité, le harcèlement, la mise au placard. Et bien sûr comme dans le cas de France télécom la libéralisation de ce service public avec pour première conséquence une formidable dégradation des conditions de travail.
Mais que les salariés se rassurent. La direction de la poste a fait part, à cette occasion, de sa « vive émotion » et a mis en place une « cellule de soutien psychologique ». Bientôt le fameux fonctionnaire partant en retraite non remplacé le sera par un psychologue. C’est dire l’avancée mentale de notre société.
Et puis cerise sur la tempe, La Banque Postale va proposer à ses salariés de devenir actionnaires en leur réservant une part de 2,99% de son gâteau. (À 3% les représentants du personnel auraient eu un élu)…La bourse ou la mort.
dimanche 11 mars 2012
Sarko possède encore des billes
Il y a quelques mois, afin de lutter contre la délinquance des mineurs le gouvernement avait préconisé de détecter les troubles des comportements dès l’âge de 2 ou 3 ans. Colère enfantine, coup de pied dans les cubes pourraient ainsi, selon ses conclusions, induire un futur de dangereux délinquant.
Le 13 septembre 2011, dans son célèbre discours de Réau, Sarkozy le président parce que le mineur délinquant de 2011 n’a rien à voir avec celui de 1945, parce qu’il est plus violent et plus jeune, avait déclaré reprendre l’idée d’un encadrement militaire pour les mineurs délinquants à l’intérieur de centres éducatifs fermés…
Jeudi dernier Sarkosy le père a dû présenter ses excuses à une policière en faction devant l’Elysée, bombardée de billes, boulettes en papier et tomate par son plus jeune fils Louis 15 ans.
Du coup on rit de voir encore que le malheur ne frappe pas les pauvres. Que le destin est toujours boomerang pour les nettoyeurs de sauvageons. Que la racaille tape aussi dans les cubes de Neuilly. Du coup on se demande si le courageux divorcé, comme pour le Fouquet’s va pas encore charger la barque de Cécilia ou pour montrer aux français sa légendaire cohérence entre ses paroles et ses actes, enfermer son jeune rétif dans le centre éducatif le plus près ?
Effectivement comme il le suggère depuis quelques jours, le candidat président peut tout à fait envisager de quitter la politique après le 6 mai. Il pourra travailler plus à l’éducation des siens pour gagner plus en sécurité et éviter que sa petite Giulia n’ait de comportements ambigus en maternelle. Il devrait aussi bannir tout cube à la maison. Quand aux billes…
Le 13 septembre 2011, dans son célèbre discours de Réau, Sarkozy le président parce que le mineur délinquant de 2011 n’a rien à voir avec celui de 1945, parce qu’il est plus violent et plus jeune, avait déclaré reprendre l’idée d’un encadrement militaire pour les mineurs délinquants à l’intérieur de centres éducatifs fermés…
Jeudi dernier Sarkosy le père a dû présenter ses excuses à une policière en faction devant l’Elysée, bombardée de billes, boulettes en papier et tomate par son plus jeune fils Louis 15 ans.
Du coup on rit de voir encore que le malheur ne frappe pas les pauvres. Que le destin est toujours boomerang pour les nettoyeurs de sauvageons. Que la racaille tape aussi dans les cubes de Neuilly. Du coup on se demande si le courageux divorcé, comme pour le Fouquet’s va pas encore charger la barque de Cécilia ou pour montrer aux français sa légendaire cohérence entre ses paroles et ses actes, enfermer son jeune rétif dans le centre éducatif le plus près ?
Effectivement comme il le suggère depuis quelques jours, le candidat président peut tout à fait envisager de quitter la politique après le 6 mai. Il pourra travailler plus à l’éducation des siens pour gagner plus en sécurité et éviter que sa petite Giulia n’ait de comportements ambigus en maternelle. Il devrait aussi bannir tout cube à la maison. Quand aux billes…
Les Guerrières d'Albertville

Ça se passait un dimanche. Ça s’est passé un dimanche du côté d’Albertville. Six salariées du magasin ED local se sont mises en grève pendant 104 dimanches, animant manifestations et piquets de grève sur le parking du supermarché, pour refuser de sacrifier leur repos dominical,leur vie de famille et leur santé à la surconsommation et à la rentabilité. Elles se sont battues pendant plus de deux ans de septembre 2009 à octobre 2011 contre leur patron, leur groupe et aussi nombre de clients souvent retraités avant d’obtenir gain de cause des Prudhommes. Celles qui ont tenu grâce à un petit collectif autour d’elles et une détermination incroyable sont devenues dans la région : les guerrières d’Albertville . Magnifiques indignées en actes. 104 journées de la Femme.Quand le dimanche n'est pas le repos des guerrières... Ce combat contre le travail subi du dimanche reste bien sûr d’actualité dans beaucoup de coins de France.
« Celle qui se bat peut perdre, celle qui ne se bat pas a déjà perdu » Dit Valérie l’une de ces six « guerrières ».
vendredi 9 mars 2012
Des regrets de Sarkodile
Selon quelques complaisants commentateurs de l’émission d’avant-hier Des paroles et des actes, le candidat président serait apparu fragile voire touchant lors de son minable effeuillage privé. Emouvant de tomber l’armure plaquée-or pour le marcel popu… Malheureusement qu’opportuniste. Faire popu pour redevenir popu dans l’électorat populaire. Du mauvais roman photo à la Nous Deux aussi crédible que s’il avait décidé de troquer son trois pièces pour la soutane de l’abbé Pierre.
En réalité notre Duracell voit fondre ses batteries de jour en jour. Il restera définitivement dans l’Histoire docteur Karcher et mister bling-bling. Alors pour se refaire une virginité sociale, il s’accroche désespérément au caleçon lepéniste. Avant-hier, notre tartuffe a même osé l’humilité, lamentablement aidé ou desservi ?d’ailleurs par une Carla susurrant nous sommes des gens simples.
Quel pitié de l’entendre ainsi faussement égrener quelques regrets de crocodile. Le Fouquet’s ? C’était parce que le petit cœur soudain sans famille se serait, par hasard, laissé aller au réconfort d’une autre… celle des très riches. Le yacht de Bolloré ? Mais ce n’était qu’un bateau, que dis-je un rafiot avec seulement… 17 hommes d’équipage. Le petit à l’Epad ? Juste une bien normale attention de père. Casse-toi pauv’con ? …un Beugue dans l’oreillette.
Vouloir ainsi tordre son image pour un plat de lentilles électorales c’est abaisser la fonction présidentielle et agresser l’intelligence des Français. Car son appétit people et son choix clanique des riches, au-delà d’actes privés symboliques se sont bien concrétisés dans des orientations politiques de classe comme le Bouclier fiscal. D’ailleurs, dans cette même émission, le naturel a vite regagné le box du candidat président. N’a-t-il pas repris, pour contrer la proposition du socialiste d’imposer à 75% les plus riches, l’argument du masqué Bayrou considérant qu’une telle mesure découragerait l’envie d’entreprendre et de réussir des jeunes. Autrement dit, la rolex à 50 ans et l’atteinte de la grande fortune restent pour ces gens-là les marqueurs de la réussite personnelle.
Voilà qu’hier sur le mode moi ou le chaos qu’il nous prévenait de sa retraite politique définitive en cas de défaite. Mais cette retraite là nous l’approuvons des deux bulletins. Allez Carla prépare tes Vuitton.
En réalité notre Duracell voit fondre ses batteries de jour en jour. Il restera définitivement dans l’Histoire docteur Karcher et mister bling-bling. Alors pour se refaire une virginité sociale, il s’accroche désespérément au caleçon lepéniste. Avant-hier, notre tartuffe a même osé l’humilité, lamentablement aidé ou desservi ?d’ailleurs par une Carla susurrant nous sommes des gens simples.
Quel pitié de l’entendre ainsi faussement égrener quelques regrets de crocodile. Le Fouquet’s ? C’était parce que le petit cœur soudain sans famille se serait, par hasard, laissé aller au réconfort d’une autre… celle des très riches. Le yacht de Bolloré ? Mais ce n’était qu’un bateau, que dis-je un rafiot avec seulement… 17 hommes d’équipage. Le petit à l’Epad ? Juste une bien normale attention de père. Casse-toi pauv’con ? …un Beugue dans l’oreillette.
Vouloir ainsi tordre son image pour un plat de lentilles électorales c’est abaisser la fonction présidentielle et agresser l’intelligence des Français. Car son appétit people et son choix clanique des riches, au-delà d’actes privés symboliques se sont bien concrétisés dans des orientations politiques de classe comme le Bouclier fiscal. D’ailleurs, dans cette même émission, le naturel a vite regagné le box du candidat président. N’a-t-il pas repris, pour contrer la proposition du socialiste d’imposer à 75% les plus riches, l’argument du masqué Bayrou considérant qu’une telle mesure découragerait l’envie d’entreprendre et de réussir des jeunes. Autrement dit, la rolex à 50 ans et l’atteinte de la grande fortune restent pour ces gens-là les marqueurs de la réussite personnelle.
Voilà qu’hier sur le mode moi ou le chaos qu’il nous prévenait de sa retraite politique définitive en cas de défaite. Mais cette retraite là nous l’approuvons des deux bulletins. Allez Carla prépare tes Vuitton.
mardi 6 mars 2012
Dylan is Dylan
Bob Dylan - Subterranean Homesick Blues (Official Music Video). Watch more top selected videos about: Bob Dylan
avec ce vers célèbre: You don't need a weatherman to know which way the wind blows"
Du 6 mars au 15 juillet, exposition "Bob Dylan, l’explosion rock 61-66" cité de la musique à Paris.
jeudi 1 mars 2012
ÉROS FLASH BLACK

La Poésie a sa saison. Elle sort de ses enfers en mars, du 5 au 18, à l’occasion du très officiel « Printemps des poètes ». On peut même voir des journaux et des libraires la mettre à la une. Ensuite silence, retour au sérieux, romans, essais et autre littérature d’épaisseur. Avec l’âme, on n’en a guère pour son argent… La Poésie, passé le 18 mars redevient langue morte pour les médias. Pourtant la Poésie n’a pas de saison. Elle est extrêmement vivante. Et pour peu qu’un professionnel du livre la mette en avant elle se vend même.
Cette année le thème du « Printemps » est : « Enfances ». Et ce « s » final permet d’ouvrir au delà de la Poésie jeunesse. Alors pour ceux qui considèrent que la Poésie c’est du pipi de chat, ce très beau poème de Christian Prigent :
Au diable le rouge ambre et les falbalas
Et paumons-lui la gueule à Éros si sa
Peau de fesse de berger extravagant
Bleuit de moisi moche aux bosquets d’avant
Quand on fut enfant mes sœurs mes fraîches mes
Cousines dans les rus d’eau fine accroupies
Parmi l’encre l’essence arc-en-ciel le lait
De cuisse et les pipis divisés aux toupies
Du courant. Rien que l’eau blanche des lessives
Laisse aller rose et cobalt entre des rives
Le jus acide exacerbant (c’est cidre ou
L’herbe à la porcelaine de vos genoux).
jeudi 23 février 2012
Merci Marie Colvin

Le vingt-et-unième siècle devait être spirituel. L’humain aurait tiré leçon de toutes les guerres, tous les génocides et charniers du siècle précédent. On parle régulièrement des progrès de l’humanité. Vingt ans après Sarajevo voilà Homs, désespérément lâchée à ses tueurs par l’incurie des grandes nations. La bête innommable, le mal absolu logent toujours au ventre de l’Homme.
Après Gilles Jacquier, deux autres journalistes, Marie Colvin et Rémi Ochlik viennent d’être assassinés par le régime Syrien, trois autres blessés. Je ne sais pas de quelle étoffe humaine sont faits ces reporters. J’admire leur courage. A quel prix, encore une fois, personne ne pourra dire : je ne savais pas.
lundi 20 février 2012
Ma France
Hier le président-candidat ,lors de son discours de 45' à Marseille, aurait prononcé 88 fois le mot "France". Contre Celle du Fouquet's et du maître-chanteur, gardons à l'oreille celle de Ferrat.
mercredi 8 février 2012
De Papon à Gueant 50 ans de Civilisation

8 février 1962, il avait aussi neigé sur Paris...
À l'appel du PSU, du PC et de divers syndicats, une manifestation contre l'OAS et pour la paix en Algérie avait été organisée à Paris autour de la place de la Bastille et de la place de la République. Ce rassemblement pacifique faisait suite aux attentats de la veille visant, entre autres, le député communiste Raymond Guyau, l’écrivain Vladimir Poznerune ou encore le domicile d'André Malraux. Il avait été interdit par le préfet de Police, Maurice Papon, mais s'est tout de même déroulé. Au moment de l'appel à la dispersion, les CRS ont chargé les manifestants avec une extrême violence. Ces derniers se sont alors engouffrés dans la bouche de métro de la station Charonne. 8 personnes, syndicalistes de la CGT et militants du Parti Communiste, ont trouvé la mort. On compte également une centaine de blessés.
vendredi 3 février 2012
LEJABY suite

Grâce à son pote témoin de mariage le très maso président-candidat non encore déclaré vient de trouver un nouveau job aux LEJABY qui vont passer de la dentelle au cuir...("On veut du cuir") chantait Souchon.
Encore un effort électoral Monsieur le Président-candidat non déclaré à demander à votre bande du Fouquet's, il vous reste 4.270.000 demandeurs d'emploi...
mercredi 1 février 2012
133 000 SDF ET LUI ET LUI ET LUI...
Dimanche, on pouvait voir le candidat Sarkozy et ses quatre faire-valoir journalistes autour d'un bureau absolument perdu au milieu du nombre impressionnant de mètres carrés d'une salle élyséenne. A ce moment-là comment ne pas penser au prix du mètre carré du locatif parisien?
Hier le député René Dosière expliquait qu'un ministre coûte environ 17 millions d'euros par an et que chaque déplacement du président-candidat sur le territoire était estimé à plus de 500 000 euros.( comptez ceux de janvier)
Ce matin la fondation Abbé Pierre comptabilise 5 millions de personnes en situation de fragilité de logement, 3,6 millions de mal logés et 133 000 SDF.Ce chiffre à rapprocher des promesses du candidat en 2006.
Pourquoi chercher une seule autre bonne raison pour l'EXPULSER des mètres carrés de l'Elysée?
mardi 31 janvier 2012
Voeux aux LEJABY

31 janvier. Dernier jour des vœux. Tous mes meilleurs vœux, alors, aux LEJABY. Ces 93 salariées qui à Yssingeaux la bien nommée se battent contre la délocalisation de leur travail en Tunisie. Celles qui, l’année dernière ou l’année prochaine, auraient été liquidées, dans des circonstances identiques voient, aujourd’hui, défiler à leur chevet, présidentielles obligent, les différents politiques. Wauquiez le matin, Montebourg l’après-midi. Soutien droit, soutien gauche. Bonnet blanc, rouge bonnet. Les ouvrières écoutent ces gros bonnets leurs qui promettent lendemains de dentelle.
Les Lejaby écoutent avant de dire qu’elles ne pencheront pas pour un parti mais pour un projet industriel qui leur assure la pérennité de leur emploi. Pas un projet PIPé de bimbos parisiens.
lundi 23 janvier 2012
mardi 28 décembre 2010
Indignez-vous!

Indignez-vous ! Je ne trouve pas plus magnifique souhait pour chacun à l’entame de la seconde décennie de ce vingt-et-unième. Indignez-vous ! C’est le cri de ralliement à la cause humaine d’un Monsieur de 93 ans : Stéphane Hessel qui vient de lancer dans le conformisme et la désespérance ambiants un brûlot de 30 pages à 3 euros à lire et offrir sans modération. Un opuscule qui a la verdeur et l’aplomb de la jeunesse de ce grand résistant, déporté, qui après s’être évadé est devenu diplomate auprès des Nations unies et à ce titre a participé à la commission chargée d’élaborer « La Déclaration universelle des Droits de l’homme ».
Et ce Monsieur écrit, un peu plus de soixante ans plus tard : L’homme qui ne peut s’en remettre ni à un pouvoir ni à un dieu, doit s’engager au nom de sa responsabilité de personne humaine. Il invite à créer, reprenant les mots lancés lors du soixantième anniversaire du programme du Conseil national de la résistance, une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon que la consommation de masse, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous.
Et s’il rappelle à propos le programme du CNR, c’est pour nous dire : de ces principes et de ces valeurs, nous avons aujourd’hui plus que jamais besoin. Il nous appartient de veiller tous ensemble à ce que notre société reste une société dont nous soyons fiers : pas cette société des sans-papiers, des expulsions, des soupçons à l’égard des immigrés, pas cette société où l’on remet en cause les retraites, les acquis de la Sécurité Sociale, pas cette société où les médias sont entre les mains des nantis…On ose nous dire que l’état ne peut plus assurer les coûts de ces mesures citoyennes. Mais comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l’Europe était ruinée ? Sinon parce que le pouvoir de l’argent, tellement combattu par la Résistance, n’a jamais été aussi grand, insolent, égoïste, avec ses propres serviteurs jusque dans les plus hautes sphères de l’état. Les banques désormais privatisées se montrent d’abord soucieuses de leurs dividendes, et des très hauts salaires de leurs dirigeants, pas de l’intérêt général. L’écart entre les plus pauvres et les plus riches n’a jamais été aussi important ; et la course à l’argent,et la compétition autant encouragée...
Voila un livre dont la pensée et les réflexions humanistes font beaucoup de bien, qui se termine par cette belle envolée :
Créer, c’est résister. Résister, c’est créer. De quoi occuper la nouvelle année et les suivantes…
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Et ce Monsieur écrit, un peu plus de soixante ans plus tard : L’homme qui ne peut s’en remettre ni à un pouvoir ni à un dieu, doit s’engager au nom de sa responsabilité de personne humaine. Il invite à créer, reprenant les mots lancés lors du soixantième anniversaire du programme du Conseil national de la résistance, une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon que la consommation de masse, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous.
Et s’il rappelle à propos le programme du CNR, c’est pour nous dire : de ces principes et de ces valeurs, nous avons aujourd’hui plus que jamais besoin. Il nous appartient de veiller tous ensemble à ce que notre société reste une société dont nous soyons fiers : pas cette société des sans-papiers, des expulsions, des soupçons à l’égard des immigrés, pas cette société où l’on remet en cause les retraites, les acquis de la Sécurité Sociale, pas cette société où les médias sont entre les mains des nantis…On ose nous dire que l’état ne peut plus assurer les coûts de ces mesures citoyennes. Mais comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l’Europe était ruinée ? Sinon parce que le pouvoir de l’argent, tellement combattu par la Résistance, n’a jamais été aussi grand, insolent, égoïste, avec ses propres serviteurs jusque dans les plus hautes sphères de l’état. Les banques désormais privatisées se montrent d’abord soucieuses de leurs dividendes, et des très hauts salaires de leurs dirigeants, pas de l’intérêt général. L’écart entre les plus pauvres et les plus riches n’a jamais été aussi important ; et la course à l’argent,et la compétition autant encouragée...
Voila un livre dont la pensée et les réflexions humanistes font beaucoup de bien, qui se termine par cette belle envolée :
Créer, c’est résister. Résister, c’est créer. De quoi occuper la nouvelle année et les suivantes…
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