mercredi 25 avril 2012
Rire mais pas avec tout le monde...
Nos buts sont déjà fixés:
Réconcilier les oeufs brouillés
Faire que le veau d’or puisse se coucher
Apprendre aux chandelles à se moucher
Aux lampes-pigeons à roucouler
Amnistier les portes condamnées
A l’exception des portes manteaux
(tiens ça rime pas, ah oui je sais:)
C’est pour ça qu’y peuvent s’accrocher
Exiger que tous les volcans
Soient ramonés une fois par an
Simplifier les lignes d’autobus
En supprimant les terminus
Et pour prouver qu’on n’est pas chiches
Faire beurrer tous les hommes-sandwichs
jeudi 16 février 2012
Mon truc en plume, suite: Suspension de la chasse à la miss bécasse?
mercredi 15 février 2012
Mon truc en plume ou galinassez!

Nous sommes dans un micro fief du Sarkosistan. Non à Trifouilly-les-oies mais Nogent-sur-Marne au pays du petit vin blanc,des bien cuités et du lèche bien léché. Un certain bel homonyme, édile premier, Jacques Martin, vient selon le petit rapporteur, de plumer de la plus belle manière ses administrés. 82000 euros pour ériger 2 mètres de bronze d’une plumassière. Oui pour, selon ses délires, honorer ces femmes souvent venues d’Italie pour exercer cet art très particulier consistant à traiter et arranger les plumes pour les stylistes ou modistes, maisons de couture ou cabarets. Mais où le boa risque d’être dur à avaler, c’est que cet entiché du penne a choisi pour modèle la première dame du Sarkosistan, la Carlita première et bien sûr dans le dos des braves Nogentais. Et quelqu’un m’a dit que n’écoutant que son devoir de modèle, elle avait accepté de remplir cette fonction. Voilà Carla en Zizi pouvant reprendre de son petit brin de voix mon truc en plume, plume de zoizeaux…. Voilà la riche héritière dans les traits de l’humble plumassière. Tout un symbole de ce septennat de coq et de poulaillers de luxe. Pour la peine comme aurait pu conclure le regretté Desproges à la fin d’un tribunal des flagrants délires : je condamne ce Martin à être couvert de plumes et roulé dans le goudron.
vendredi 3 février 2012
mardi 17 janvier 2012
Petits faits d'hiver

Notre plus grand envahisseur de pieds de sapins de noël vient, pour remercier
samedi 14 janvier 2012
mardi 19 octobre 2010
La France à la braguette!
Forcément en temps de crise, de rigueur imprononçable, de serrage de bourses, nos politiques finissent par avoir le cerveau au dessous de la ceinture. Par ne penser qu’à ça. Après la petite gâterie de Rachida, Ségolène dans un ébat télévisé, sur la retraite, avec Arlette Chabot, n’a rien trouvé de plus symbolique, à propos de la pénibilité, que le cancer des testicules chez les agriculteurs. Depuis, sans doute par solidarité féminine, notre très économique Christine Lagarde, vient d’affirmer à Washington que les femmes avaient une approche moins sexuelle des responsabilités, qu’elles projetaient moins de libido, moins de testostérone.
Alors le sémillant soldat Hortefeux s’est empressé de lui donner raison. Oui Brice est ainsi, fantaisiste à ses heures de ronde, un marrant même si, avouons-le, on ne lui donnerait pas Coluche sans confession. C’est pourtant un spécialiste du dérapage incontrôlé. Il y a quelques mois il avait prétendu dire arabe pour auvergnat (quand il n’y en a qu’un…) sauf qu’Amine Benalia-Brouch, notre bougnat en question, sans doute faiblement convaincu par l’acrobatique rétablissement du premier képi de France a depuis bruyamment claqué la porte de son parti, l’UMP. Dimanche, sur RTL, il est monté d’un cran pour nous divertir de ses récentes alarmes sur le risque terroriste. Alors qu’il était méchamment interpellé sur les fichiers ethniques, il n’a pas hésité à déclarer Il y a deux fichiers majeurs : le fichier des empreintes génitales, et le fichier des empreintes génétiques. Les glandes, confondre génitales et digitales…Fichier obtenu sous la gégène ?
Sans doute, remontée d’un été où il avait, à l’image d’un Poutine, fait poursuivre les Roms jusque dans les chiottes.
mardi 22 juin 2010
Salut les coquins
Nous vivons enfin le temps enivrant du dégonflement des baudruches. Nous allons, peut-être, pouvoir, de nouveau, respirer dans une France revenue de son seul oxygène footballistique. Même retrouver une certaine normalité aux yeux de tous les piqués à la seule ola des stades. En tout cas, il faut se dépêcher de savourer ces quelques jours de franchouillarde rigolade offerts par l’équipe des coquins faisant cocus dans la foulée nombre de français, de sponsors et suceurs financiers et entrainant dans leur ridicule la basse-cour élyséenne et tous les dresseurs municipaux d’écrans géants. Quelle claque aux couleurs !
Le sport a suivi la même pente que la société. Le libéralisme a plumé la morale. Alors comment s’étonner que nos bleus à QI de gallinacé grassement nourris aux gains prennent la grosse crête et préfèrent le déshonneur à la sueur. Foin de primes qu’ils toucheront malgré tout plus ou moins, leur engraissement est assuré par les clubs. Mensonge, tricherie et pleutrerie deviennent leurs références.
Alors empressons nous de rire quand la morale revient comme un élastique. Quand un Mexique, en ridiculisant les millionnaires à la petite semelle, venge indirectement l’Irlande volée par la main du sinistre Henry. Quand s’écroule un foot business uniquement instrumentalisé pour shooter un peu plus les cerveaux disponibles aussi plats que les foutus écrans bradés par les enchainés chinois. Quand la messe vuvusélante des visages tricolorisés tourne à l’enterrement. Quand le spectacle de la société quitte le terrain pour les coulisses et qu’un fâcheux réussit à se faire expulser non de la pelouse mais des vestiaires. Quand un capitaine d’opérette pousse ses troupes à la mutinerie et à la chasse au traitre. Quand l’aventure à fric des ronds de cuir tourne au cauchemar juste après leur foulée du bout du crampon des townships barbelant les hectares de leur apartheid à 700 euros la nuit.
Alors rions, même jaune, en voyant s’enfoncer dans le ridicule les Rama et autre Roselyne, la perle noire et la pharmaceutique. Cette cocotte en papier monnaie qui vient d’encaisser le pénalty des doubles rémunérations après la triplette des sacristies, la madone des cierges et veaux d’or,
Alors ça soulage de voir cette bérézina sarkosienne. Car, pendant que notre bleusaille s’amuse à petits petons, au bord de la misère et surtout endort la moitié d’une France avachie sur canapé, notre napoléon dribble en douce les gambettes syndicales et vient de marquer contre le camp des derniers défenseurs de la retraite à soixante berges.
En effet le complot avait été murement ourdi par les conseillers de l’Elysée, annonce pendant l’opium du mondial, et vote en début septembre dans l’odeur des crèmes solaires. Un habile coup d’état contre les travailleurs sous les cocoricos et dans l’euphorie d’une victoire bleu blanc beur escomptée.
Las les bleus risquent de briser le beau scénario et pourraient jeter beaucoup de monde dans la rue jeudi prochain.
A moins que le petit soldat Roselyne ne trouve une nouvelle pandémie anesthésiante à proposer aux affamés du ballon rond ?
samedi 3 avril 2010
Coup de main au culte

Il est combien difficile, certains jours, de démêler notre courrier de la masse des publicités l’entrelardant. Parfois au sein de cette vulgarité tapageuse, on se laisse prendre par une enveloppe qui bien qu’anonyme, sous cet aspect, nous semble destinée. Souvent astuce de distributeurs automobiles ou d’assurances, jurant promotions plus alléchantes les unes que les autres.
Cette fois, comment résister à la tentation d’ouvrir une enveloppe sur laquelle, tagué en gros caractères rouge et vert, je pouvais lire: « Vous aussi, devenez riche en 2010, de ce que vous donnez ». Enfer et damnation, point de surprise divine, mais à l’intérieur, une invitation à donner au denier de l’église 2010. Dieu me tripote comme disait le vénéré Desproges et oserait aujourd’hui le moindre calotté irlandais. Sonné comme quasimodo à pâques, j’ai, alors, repris l’enveloppe pour y lire plus bas : Amour, espoir, solidarité, compassion…tout ce qui n’a pas de prix a un coût .Voilà belle parole d’évangile à multiplier les petits pains et qui ressemble au fameux : un cheval bon marché est rare donc…mais qui peut rapporter gros.
Amour, espoir, solidarité, compassion, ont donc, pour l’église, un coût. Sans doute celui de ses chastes serviteurs qui ont, aussi, fait vœu de pauvreté. Mais ne faisons pas la fine âme. En ces temps de crise de foi dans notre bon vieux libéralisme, vers qui nous retourner et nous pencher sinon l’église qui est bien la seule à avoir cette capacité à embrasser tous les humains et les couvrir de ses largesses. C’est, en tout cas, ce que Monseigneur Castet, digne successeur de Richelieu, n’hésite pas à prêcher dans cette très pastorale brochure: Aujourd’hui dans nos vies, qui nous donne encore du sens, de l’espoir C’est plus que jamais la mission de l’église, une mission dont la valeur est inestimable, mais qui a un coût.
Charité bien ordonnée, il faut bien vivre. Et dans le monde de la libre entreprise tous les coûts sont permis. Cette fois, l’église a voulu réveiller les consciences en commandant à Euro RSCG une campagne bien sonnante. On a pu voir, ainsi, fleurir, pendant des semaines, des centaines de panneaux 4mx3m reprenant et jouant avec les codes de la publicité discount au service d’une société consumériste, où l’argent occupe tout le cerveau. Un détournement de ses veaux d’or …vers des paradis plus discrets.
Car, l’enjeu en vaut le cierge. Ainsi apprend-on que les 650000 euros versés aux marchands du temple publicitaire par les neuf diocèses de Bretagne et Pays-de-Loire ne représentent, en réalité, que 4% des recettes escomptées par cette campagne. Je vous laisse faire le calcul. C’est ce qui s’appelle recevoir au centuple. Là les deniers ne sont pas les derniers. Les voies du seigneur ne sont decidemment pas toujours impénétrables…enfin il faut devenir prudent sur la question. De quoi me faire botter le culte.
jeudi 11 mars 2010
Lundi des patates, Mardi des patates...
Après la joie détournée par Bmw voilà la patate emblématisée par France-Télécom. Décidemment les publicitaires ont l’imagination au pouvoir. Faut dire qu’ils ont eu, encore une fois, le sniff creux. Une telle pub polluant tous les magazines, quelques jours après la décision de
Faut-il rappeler que le fleuron de la communication et de la relation humaine a connu, (commis ?) 32 suicides sur 2008 et 2009 et déjà 5 en 2010 ? de salariés qui en avait, sans doute, gros sur la patate.
A moins que ce soit, de la part des publicitaires, une prescription poétiquement sublimée. Un éloge en sorte de la patate.
Peler une pomme de terre bouillie de qualité est un plaisir de choix. Entre le gras du pouce et la pointe du couteau, tenu par les autres doigts de la même main, l’on saisit, après l’avoir incisé, par l’une de ses lèvres ce rêche et fin papier que l’on tire à soi pour le détacher de la chair appétissante du tubercule…
Le léger bruit que font les tissus en se décollant est doux à l’oreille, et la découverte de la pulpe comestible réjouissante.
Il semble, à reconnaître la perfection du fruit nu, sa différence, sa ressemblance, sa surprise, et la facilité de l’opération, que l’on ait accompli là quelque chose de juste, dès longtemps prévu et souhaité par la nature, que l’on a eu toutefois le mérite d’exaucer…
Reste ce bloc friable et savoureux, qui prête moins qu’à d’abord vivre, ensuite à philosopher.
Extrait de « Pièces » de Francis Ponge
On a acheté des pommes de terre. Elle les vend cinquante centimes le kilo, elle ne sait pas traiter ses affaires. On papote un peu, elle relance la conversation quand on monte dans sa voiture : on a du mal à partir, avec elle. Elle nous fait signe longtemps de la main pour dire au revoir : au loin on a déjà germé dans l’obscurité qu’elle ne connaît pas.
Extrait de « Une femme de ferme » de David Dumortier.
Vous pouvez aussi aller sur le site de Jean Foucault, le poète conservateur de la patate.
samedi 26 décembre 2009
Du sang dans les spaghettis
L’Italie a peur. Quel sera la troisième victime des lâches attentats individuels qui visent les personnalités péninsulaires ? Alors que les tifosis se remettent à peine de l’agression du sémillant Berlusconi, victime d’un lancer de cathédrale milanaise en statuette dessoudant brutalement son sourire de deux dents, voilà qu’à son tour sa sainteté est lâchement mise à terre par une jeune possédée soudain prise d’une violente pulsion au passage de ce jeune puceau de 87 ans. Heureusement notre nymphomane papale n’a pas accompagné sa flamme d’une statuette représentant St Pierre de Rome.
Depuis de mauvaises langues de vipère lubrique disent que tout ça c’est du bluff fait pour redorer la cote des chahutés. Dans le cas de Benoit XVI, parce qu’il pense à canoniser Pie XII, le grand silencieux de la shoah, mais qui peut en vouloir au bel il cavaliere, tombeur de lolitas, et chouchou des juges ?
Non, le geste auguste du lanceur de statuette a plutôt trouvé son envol dans les propos tenus juste avant par sua emittenza en meeting : La gauche veut de faire de moi un monstre. Mais je ne suis pas un monstre parce que je suis beau et que je suis un bon garçon.
Non ce lancer d’édifice religieux n’est donc que le fait d’un jaloux voulant rectifier le portrait sans doute athée et moche qui ne peut s’acheter ni lolitas ni call girls. Un pauvre type donc, juste bon à baiser l’anneau papal.
vendredi 4 décembre 2009
Boules de noël

Alors qu’on lui demandait le secret de sa longévité, Churchill aurait répondu : « cigares, whisky and no sport ! » Pas de sport …L’actualité récente lui donne sacrément raison et pas la classique actualité des gradins où l’affrontement entre joyeux voyous et autres gais skinheads déborde régulièrement les stades, non celle d’un sport qu’on imaginait vraiment sans risque vital pour ses participants, la pétanque, autre glorieuse identité française. Voilà que deux faits divers viennent de nous rappeler l’extrême dangerosité de ce sport, et même pour ses collatéraux. En effet le 9 novembre, lors du traditionnel dîner dansant du club de pétanque alsacien de Kaltenhouse, 165 personnes ont dû être hospitalisées à la suite d’une intoxication au monoxyde de carbone. Le président du club a déclaré l’incident incompréhensible précisant : » le foyer communal a été rééquipé de neuf voici quelques semaines. L’installation est nickel. Les hottes aspirantes se déclenchent dès qu’on allume le gaz »…Alors mystère et boule de gomme, basse vengeance de quelques cocus mabouls des belles dégommades américaines type Fort Hood ou autres ? J’ignore si une enquête criminelle a été rondement diligentée pourtant ce mardi premier décembre, dans l’indifférence générale, en début d’après-midi un homme de 54 ans a perdu la boule et tiré au fusil de chasse sur une dizaine de personnes se trouvant sur le boulodrome de Saint-Jean-d’Angély, pas au Texas, en Charente-Maritime. Selon les premières circonvolutions hypothétiques, il voulait abattre…L’amant de sa femme. Résultat un mort et quatre blessés graves sans compter le tireur qui un peu plus tard s’est chevrotiné. Voilà, pour le moins un beau carreau. Tu tires ou tu pointes ? Décidemment imaginer que dans chaque pétanqueur à l’accent se cache peut-être un assassin, ça fout les boules. Allons revenons aux fondamentaux, cigarettes whisky et les ptites pépées…et surtout no sport sauf en chambre.



